Mon point de vue sur la colorimétrie

Vous connaissez la méthode colorimétrique des quatre saisons?

Utilisée par de nombreuses conseillères en image elle attribue à chacun.e une saison en fonction de sa carnation, de la couleur de ses yeux et de ses poils (cheveux et sourcils quoi).

Saison qui déterminera la palette de couleur dans laquelle la personne est censée s’habiller si elle veut obtenir un tein radieux.

Spoiler: je ne l’utilise pas littéralement et vais vous expliquer ma méthode.

I/ Comment ça fonctionne la théorie des quatres saisons? 

  • Théorie

En gros il y a deux saisons à la colorimétrie froide (hiver et été) et deux saisons à la colorimétrie chaude (printemps et automne).

Ainsi que deux saisons avec une dominante de couleurs foncées (hiver et automne) et deux saisons avec une dominante de couleurs claires (printemps et été).

On attribue chacune de ces palettes de couleurs aux femmes qui possèdent les mêmes caractéristiques. Efficace.

  • Exemples

Je vous illustre ça avec des exemples.

Vous avez la carnation à tendance dorée et les cheveux cheveux clairs à moyens dans les tons chauds comme Blake Lively ou Amy Adams? Voilà, vous êtes printemps

Vous avez les cheveux clairs ou cendrés, une carnation froide et des yeux clairs? Bam vous êtes été comme les soeurs Fanning ou Rihanna

Vous avez les cheveux dans des teintes chaudes, un peu cuivrés et une peau dorée claire ou foncée? Pof, vous êtes automne comme Beyonce, Julia Roberts ou Adèle.

Vous avez les cheveux très foncés aux teintes froides et une carnation froide: vous êtes hiver comme Anne Hattaway ou Lupita Nyongo

  • Limites

Problèmes numéro 1: A l’origine, cette théorie établie en 1980 par Carole Jackson ne prenait en compte que les femmes blanches. Il a donc fallu l’adapter pour qu’elle puisse s’appliquer à toutes les couleurs de peau.

Problème numéro 2: elle n’est pas très précise: vous aurez remarqué que Jennifer Lopez ne ressemble pas vraiment à Julia Roberts ni à Adèle, pourtant toutes trois labellisées automne.

Donc tant qu’on y était à attribuer des palettes de couleurs à des femmes, certains conseillers ont affiné la recommandation en divisant les saisons en trois types, ce qui nous amène à la théorie des douze saisons, autant que de mois dans l’année, basée sur des distinction  de saturation ou d’intensité des couleurs.

Ainsi on serait un « muted autumn » quand on a des contrastes doux comme Adèle, un « dark autumn » quand on a des contrastes forts comme Julia Roberts (les sourcils foncés sur peau pâle) et un « warm autumn » quand on a une forte dominante de couleurs chaudes comme Jennifer Lopez.

Ce qui commence à faire beaucoup de paramètres et à rendre la chose trop compliquée pour être utilisable.

II/ Est ce que ça marche la théorie des quatre saisons?

=> Oui, elle fonctionne.

Comme elle consiste à créer des palettes en partant des couleurs préexistant dans une personne on a plutôt juste!

=> Non elle ne fonctionne pas

Elle est limitative: il y a plus de couleurs qui vont à une personne que celles déterminées par sa palette.

Elle est compliquée à appliquer dans la vraie vraie.

Il est difficille de faire rentrer des individus dans des cases aux bords bien délimités. Et l’augmentation du nombre de cases rend les frontières plus poreuses entre elles.

Il y a autant de chapelles qu’il y a de curés (oui j’invente mes proverbes): les palettes saisonnales sont différentes d’une conseillère à l’autre.

III/ Pourquoi je n’utilise pas la théorie des quatre saisons

=> Parce qu’elle est trop spécifique

A l’issue d’une consultation de colorimétrie basée sur la méthode des quatre saisons, vous ressortez avec des palettes très précises composées de couleurs très (TROP) subtiles.

Par conséquent:

  •  il peut-être difficile de trouver les couleurs d’une palette en boutique, que ce soit en seconde main ou dans les collections actuelles
  • l’oeil ne discerne pas forcément les subtilités entre les teintes de bleu des différentes palettes. En vérité on pourrait très bien viser un peu à côté.
  • il est possible de s’aventurer avec succès hors de sa palette pour, justement, créer un contraste avec les couleurs que mère nature nous a données

=> parce qu’elle ne prend pas en compte notre personnalité

  • on peut avoir les joues roses et l’âme d’une héroïne gothique
  • il n’est pas nécéssaire de porter tous les jours les couleurs qui nous vont « le mieux »

=> je pense que la méthode des 4 saisons peut être une bonne base de départ (sans partir dans des raffinements tels que les 12 voires 16 saisons ohlala) pour donner « le ton » de ses couleurs « bonne mine », c’est à dire celles qui vous mettent le plus en valeur.

Mais il s’agit ensuite de ne pas tout prendre au pied de la lettre au risque de s’empêtrer.

Je vous illustre ça avec Rosamund Pike.

Carnation chaude, couleurs claires, à première vue c’est une femme printemps hop.

Du coup les couleurs de la gamme printemps, claires et chaudes, lui vont effectivement à merveille.

Avec du bleu bébé lumineux, étonnament chaud

Du camel doux

Un jaune crémeux (plus clair)

Un radieux rouge à la fois frais et ensoleillé (chaud)

En vert sauge que d’aucuns rangeraient au printemps d’autres en été, EN TOUS CAS ça lui va bien

Mais elle est aussi sublime habillée d’une robe noire qui lui donne un côté plus pointu

Ou dans un bleu « été » ou « hiver » je ne sais pas, plus métallique, qui lui confère une allure garçonne

Comme dans une harmonie dite « été » de couleurs glaçons (froides et lumineuses) pour un effet reine de glace

Et puis n’oublions pas que la couleur de cheveux, variable joue un rôle dans l’harmonie

Rosamund était aussi magnifique avec ses cheveux chatain cendré et sa robe garance (un rouge tirant vers le rose).

Bref on n’est pas obligé de porter tous les jours sa couleur « bonne mine » il y a pleeeein d’autres options intéressantes.

Au final on ne sait pas si Rosamund est printemps ou été et on s’en fiche un peu.

Par contre il y a des couleurs qui vont moins à Rosamund

Elle est moins radieuse dans ce rouge « hiver » froid et foncé…

Que dans sa variante chaude dans laquelle elle illumine!

Mais serait-ce une raison pour se débarrasser de la veste rouge froid si elle l’avait dans sa garde-robe? Je dirais non. Elle est quand même pas mal. Par contre, c’est une raison pour s’orienter vers les « bons rouges » à l’avenir.

Je ne suis pas non plus convaincue par ce rose pâle, pourtant théoriquement « printemps » car quasiment identique à la couleur de sa peau et donc fade (les lèvres et le blush raccord n’aident pas).

Et puis il y a des couleurs qui ne lui vont pas du tout.

Du genre de cet horrible bleu électrique synthétique qu’on a beaucoup trop vu à la fin des années 2000 et qui, de toutes façon ne va quasiment à personne.

En plus, je n’aime pas quand la couleur trop violente d’un haut vient « faire de la concurrence » à celle des yeux. Donc exit le vert et le bleu froids trop saturés pour les yeux clairs.

IV/ Ma méthode de colorimétrie

Avant de commencer l’analyse de couleurs de ma cliente, je lui demande les couleurs qu’elle porte habituellement, ce qu’elle aime sur les autres, le style de vêtement qui lui plaît… bref j’apprends à la connaître.

Ca me permet de sentir ce que j’appelle « sa vibe » , c’est à dire « ce que dégage sa personnalité ».

Ensuite, je prépare des inpirations couleurs à l’intersection entre sa personnalité et ce qui va être flatteur par rapport à sa carnation, ses cheveux et la teinte de ses yeux.

Je prends en compte les couleurs qu’elle aime et celles qu’elle porte déjà (pour relier de potentiels nouveaux achats à son ancienne garde-robe).

Mais je lui propose surtout de nouvelles pistes colorielles (que je serve à quelque chose), qui lui ouvriront des horizons inspirants.

Bien sûr, si elle porte des couleurs « faux pas » pour elle, je n’hésiterai pas à le lui mentionner avec tact.

J’illustre mes propos par les photographies de différentes personnalités (actrices ou influenceuses) qui ont la même vibe et la même carnation que la cliente que je conseille. Par conséquent, les personnalités changent BEAUCOUP selon la cliente que je conseille.

Mon objectif n’est pas d’être absolument exhaustive mais de donner des pistes faciles à suivre.

=> comment est ce que je procède pour savoir les couleurs qui vont à quelqu’un.e

C’est un processus intuitif que je ne souhaite pas essayer de déchiffrer car toute tentative d’explication conduit à donner des limites semblables à celles de la théorie des quatre saisons.

Je n’ai pas de méthode verbalisable généralisable à tous les êtres humains: je visualise dans ma tête si la couleur irait bien à la personne ou pas.

Bien sûr, au final, je m’oriente vers des couleurs chaudes pour les peaux aux tons chauds et des couleurs froides pour les peaux aux tons froids… mais ce critère de chaleur n’est par exemple pas vraiment pertinent sur les couleurs claires ou foncées. Un bleu pastel en vaut un autre en gros.

Je partage à chacune de mes clientes des inspirations aisément compréhensibles tout en laissant les mots les plus ouverts possibles.

Faites appel à mon service de recommendations colorimétriques!

V/ Les couleurs « dangereuses »

Souvent, je procède par la négative en indiquant également à mes clientes sa ou ses couleurs « teint d’endive assuré ».

Certaines teintes sont difficiles à porter pour un grand nombre de personnes

  • les écrus sur les peaux mates et très claires délétaires pour le teint
  • les grisés sur les peaux mates et chaudes
  • les roses pâles sur à peu-près tout le monde sauf certains teints de poupées blondes ou bruns foncé
  • les verts et bleus electriques hyper saturés sur presque toutes sauf les peaux noires et des brune pâles à la carnation froide
  • le kaki sur les brunes à la peau très pâle

VI/ La matière, facteur de risque

  • le vilain synthétique

Vous l’avez compris, ce bleu electrique de la fin des années 2000 est ma bête noire. Ainsi que son jumeau  maléfique vert. Et un bon paquet d’ignobles vert menthe.

Mais le fait qu’ils soient imprimés sur d’horribles polyesters ne fait rien pour arranger leur tendance artificielle.

Le vert menthe sur un T-shirt en coton ou une robe en lin, c’est TRES joli. Et peut-être que j’aimerais mieux ce bleu ou ce vert ultra saturés sur une belle laine profonde.

  • le fade « chiné »

Vous les voyez ces  couleurs comme « brouillées » pas nettes avec des fils grisés qui viennent afadir les pigments? Out et surtout pas les unes avec les autres.

VI/ La colorimétrie ne joue que si on porte la teinte près du visage

La couleur de votre pantalon ou celle de vos chaussures n’affectera pas votre bonne mine.

La couleur bonne mine est surtout importante au niveau de ce qui est près du visage (particulièrement les hauts, les foulards, les chapeaux, les boucles d’oreilles, les lunettes et le rouge à lèvres.

VII/ Les icônes de mode au style coloré piochent dans toutes les « saisons »

Ce qui est bien la preuve qu’il serait dommage de s’enfermer dans une « saison ».

Voir par exemple les collections de looks de:

Sea of shoes

Le dressing de Leeloo

Simona Bertolotto

Slip into style

Accidental icon

Et vous? Vous en pensez quoi de la théorie des 4 saisons? 

Comments
16 Responses to “Mon point de vue sur la colorimétrie”
  1. Katie Mackay dit :

    Hello Alois
    What a fabulous article, thanks so much! I have read every article on your blog for years now (can’t remember how many), and I particularly love the pictures that you use to illustrate.
    Mostly I am a silent internet lurker, not a commenter, one of your stats, really, but I had to comment today, because I am by profession and training a Personal Colour Analyst, based in Hobart Tasmania.
    I am so glad to read such an intelligent write up on colour analysis, a lot of the articles on the internet are a bit brief and recommend such incomplete advice as ‘Red heads should wear blue and green to compliment their hair colour.’
    I thought I might quickly add my top colour tips, some of which will agree with yours and some will elaborate my point of view and where it may differ.
    My history with colour analysis goes back nearly 20 years to when I was in my mid twenties and I read the original book by Carole Jackson Colour me Beautiful, and I was so confused. I did not seem to fit any of the archetypes described in the book. I was not an autumn, of that I was sure, I didn’t think I was a winter but otherwise, ? So I found a colour consultant and got draped. I was BLOWN AWAY. My mother had bought most of my teenage clothes and she had different colouring to me, and then in my 20s I bought what was cheap (it was the 90s, so black mostly!) And I always had this blue grey not very nice undertone to my skin. Well, in light spring colours I didn’t, light warm colours were great.
    What I learnt that day and since is that
    1. good colour analysis is about what matches the skin tone, and I am not talking surface melanin. I am talking about carotene, haemoglobin etc.
    So I have had blonde dark autumns (they had a very saturated skin tone, that’s what needed all that deep colour) and blonde soft autumns, very dark eastern European bright springs etc etc. The original type casting style of colour analysis was very Caucasian in focus, but when you focus on colours that suit the skin tone you get some ladies of African descent looking fabulous in apricot, or violet etc etc and drab in bottle green for example. So, I have found that good colour analysis is trans – ethnicity.

    2. The palette or swatch that you receive is not the bible, it is a guideline to your MOST flattering colours. And it helps your colour memory which is generally about 20 seconds.
    a. Not all your best colours are on there. You use the swatch when shopping to see what colours ‘belong with’ or ‘tone well with’ your swatch. For example if your palette is full of warm muted colours then a very saturated electric blue may not tone well with either it or you and you should try it on with that awareness.
    b. When you were draped your analyst was seeing what your predominant colour attributes were – eg, warm, cool, dark, light, clear, soft. Some people will really only have one – ie they can wear anything as long as it is warm , or cool, or bright, or dark or light etc. Other people will have two attributes that are important for them. I for example look best in things that are light and warm. But I know that I can also wear things that are warm, mid way between light and dark, but not totally bright. So I wear warm browns well, but very bright warm red can be too much colour and overwhelm my fairly colourless complexion (that’s why I am light). So, more than what is on the palette, if you wear colours that reflect the same colour properties that were found to be important to you, then the colour will flatter you.
    c. Not everything you may want to wear will be on your palette. It is often a choice between being flattered by the colours that we are wearing, or doing some other cool thing with our outfit. Wearing an outfit in flattering colours is not the only valid outfit choice (of course) we may want to wear something in black, the fashion perennial colour, or in this season’s fashion colour. We may want to make a political or social statement, or copy a cool outfit we saw etc etc. All of these can make great outfits, but they will not flatter the skin as much as a choice in a really flattering colour. That is neither good nor bad, it just is the case.
    3. Some people look great in a broad spectrum of colour and some In a smaller one.
    4. Make up needs to adhere to the colours that flatter you to really work. If you know that cools or brights don’t work, for example, it will look better if you steer away from them.
    5. Good make up can make us look good even when our outfit colours don’t.
    6. The eye can tell the difference between a flattering and unflattering colour on people, even if the colours themselves are fairly close together. This is obvious between warm and cool close colours in particularly, such as a warm purple and a cool royal purple or a cool baby blue and a warm light warm aqua, but as you said, it is important to get the warm and cool right, so this is no surprise. But I have also seen people come to grief on colours that are close when one is clearer and the iother more muted, I am thinking of certain apricots here , but generally you are right, people will look good in all the dark bright cool greens etc, rather than good in just one dark cool green.
    7. You mentioned personality being important in colour analysis and I think this is the key. Some people love to know exactly what suits them and then want to wear just that. They prioritise ‘flattery’ over other possible outfit goals. Precise colour analysis makes them feel confident and in control. Other people are going to play colour flattery off against other criterion as they build their outfits and wardrobes, and pick what is important to them. And knowing what is flattering is not meant to restrict us, it is knowledge that we will use how ever we want to.
    And, in conclusion, I still wear black. (But it is about the only unflattering colour that I still regularly wear) because black is so chic and great for evening wear. But I make sure my make up is in my right colours.

  2. Manderley dit :

    Bonjour Aloïs,
    Article très intéressant comme toujours. Je crois comme vous qu’une très grande partie du rendu des couleurs dépends de la matière: belle matière = belle couleur, mais… pas forcément seyante.
    Pour l’anecdote, l’un de mes cousins était prêtre, comme il est très grand, il lui était difficile de pouvoir emprunter des vêtements liturgiques donc pour son ordination nous nous sommes cotisés pour lui offrir une « garde-robe » à sa taille. Ca coûte un rein… Et il faut des chasubles dont les couleurs correspondent aux temps liturgiques: blanche, rouge, violette (ou mauve), jaune, verte, bleue. Que des couleurs saturées. Et évidemment il n’est pas question de colorimétrie, pareil pour tous quel que soit la couleur de peau. Chose surprenante, au final çà passe très bien. Je ne me l’explique pas. Maintenant ce cousin est devenu moine: robe de bure et sandales, dépouillement ultime.
    Lors de son ordination, il avait un « confrère » africain. Toutes les femmes de sa famille s’étaient achetées le même wax et chacune avait cousu sa propre tenue. Le résultat était réellement magnifique.

  3. MABdePARIS dit :

    Toujours très inspirant.
    Merci

  4. Pauline dit :

    Super intéressant (comme d’hab’), j’aime beaucoup ton approche de la mode 🙂
    Je suis un deep/dark winter selon la colorimétrie (cheveux très bruns/noirs + peau très très pâle -je ne sais pas trop si les sous-tons sont chauds ou froids par contre), et ça tombe bien car mes goûts de meuf sombre et mystérieuse (j’y crois) tendent vers les couleurs conseillées (je porte du noir quoi).

    Au final je trouve surtout utile de savoir ce qui ne va *vraiment* pas au teint parce que ça peut plomber une tenue qui pourrait être vachement sympa (j’ai retrouvé des photos où je portais de l’écru avec du marron et c’était… pas terrible).
    Par contre, marrant, ma mère m’a toujours dit que le kaki était parfait pour les brunes à la peau très pâle, je ne la voyais pas comme dangereuse du coup !

    Et haha, les photos de Rosamund Pike en bleu roi, ça fait extrêmement fin des années 2000 oui ! Donc en toute logique on devrait retrouver ça d’ici 8/9 ans ?

    De toute façon c’est comme tout le reste des « règles de la mode » la colorimétrie, autant piocher ce qui nous arrange et laisser de côté ce qui nous gonfle, dans le piiire des cas on a une tenue pas parfaite, ce qui n’est pas la fin du monde (et quand la personne kiffe ce qu’elle porte c’est largement compensé par l’attitude).

    • Aloïs Guinut dit :

      Comme on ne peut pas faire de règles il se peut que certains kakis aillent aux brunes à la peau pâle (je dirais ceux qui ne sont pas trop désaturés) mais d’expérience ce n’est pas la meilleure idée pour la plupart d’entre elles.
      Surtout qu’à part si la couleur nous fait VRAIMENT une mine affreuse (ce qui est rare) personne ne va rien remarquer.

  5. Elizabeth dit :

    I was wondering why I never read any of this in your books… and otherwise I see it lately in every social media. And this method makes me feel a bit uncomfortable to be honest, because it kind of makes me think that I have to look for certain colors ALL THE TIME. I though, how is this possible? How can Alois let this happen?. So I am quite happy to read that this is in no way a rule. I am brunette and Hispanic so I was like: I don’t want to end up with a closet full of terracota shade clothes… I love crispy blues and to wear silver sometimes. Your articles come always in the right time. ❤️

    • Aloïs Guinut dit :

      I understand this SO MUCH I guess I am an autumn too and feel sticking to the palette is boring (and never give it much of a thought anyway, I dress intuitively for myself and then break it down here).
      Spring colors look nice on me too… but not summer and winter so if I were to give myself a tip I would say « wear warm shades » and that’s it.

  6. This is so helpful to hear, especially the bit about the human eye not being quite that subtly attuned. I had my colors done by a tetrachromat (he sees incredible variation of color) – and got a palette like you described – which induced quite a bit of stress initially. I’ve played with it and realized that, while the guidelines are correct, I love clothes and ALL the colors far too much to be limited like that. And you – thank you – have convinced me that I still can wear black – so YAY!!!

  7. Lana dit :

    Seasonal color analysis is a very helpful tool however the difficulties of finding the « right shade/color » are very real.
    I agree with all the things you described in today blog entry – especially about the « Human eyes is not that subtle. No one will be able to tell if this shade of light blue suits you best than the next one » – lol.

    The other blogger mentioned that most celebrity photos are enhanced and don’t give the clear picture of true skin tone or hair color making the assessment of the person’ season very difficult.
    Still – I like to use my fav colors as much as possible while shopping 🙂 .

    • Aloïs Guinut dit :

      Indeed, the seasonal color analysis does work and have fun using your colors while shopping 🙂
      I actually use some of its principles (which simple color matching principles).
      Personally, I can’t help but be attracted to colors that are not my personal best but just feel amazing… and I still get compliments haha 🙂 As long as one doesn’t go totally wrong…

  8. Cécile dit :

    Merci pour ce chouette article Aloïs ! Quand j’avais 15 ans, j’étais blonde. Mon entourage m’avait martelé que le jaune n’allait pas aux blondes, Quand une cousine m’a passé un ensemble short jaune soleil et que j’ai rayonné dedans pendant bien des étés, j’ai compris que c’était plus amusant d’aller vers ce que j’aimais plutôt que de me conformer à des principes restrictifs.
    Maintenant j’ai les cheveux gris. Le jaune est une couleur que j’affectionne, je la porte souvent en hiver. Ça booste le moral.
    Là où je vous trouve très forte c’est quand vous m’avez montré que le rose pâle et les couleurs fanées près de mon visage c’était pas la joie…
    Et heu… j’ai un haut col roulé en laine bleu roi, il me va super bien. Je mets mes bo en bois cognac avec, c’est super.

    J’ose pas vous dire que mon maillot de bain est bleu vif aussi

    • Aloïs Guinut dit :

      Mais oui le jaune va aux blondes! Bon selon la théorie des saisons certains jaunes vont à certaines blondes. Mais selon moi on peut dire que généralement le jaune va aux blondes. On reste dans un camaïeu avec les cheveux!
      Le rosé et les couleurs grisées font typiquement partie des couleurs « dangereuses » qui desservent pas mal de personnes. Et c’était en effet le cas pour vous.
      Le bleu roi tempéré par la chaleur du cognac ça doit être canon sur vous en effet! Je trouve que cette teinte passe avec les cheveux gris et les yeux bleus comme vous. Et aussi quand elle n’est pas en méchant polyester. Nan mais j’ai une dent contre elle haha.
      Je citerai aussi une amie très brune à la peau super pâle à carnation froide et aux yeux bleus éclatant qui peut la porter.

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