Comment choisir une paire de lunettes vintage?

Hello les filles,

Vous ne le savez peut être pas, mais je galère à trouver des lunettes de soleil qui me vont. Vu que j’ai le visage étroit, 95% des lunettes dépassent de mon visage dans le sens de la largeur ce qui me donne un air « mouche » n’attirant que le bourdon.

En plus, tant qu’à avoir quelque chose sur le nez et à le garder longtemps (croyez moi, quand je trouve lunettes à mes yeux, je les garde, je n’ai pas l’intention de renouveler la quête chaque année), j’avais envie d’un beau modèle de qualité qui sorte de l’ordinaire.

Je suis donc allée consulter une spécialiste de la lunette vintage et en ai profité pour glâner quelques conseils pour vous.

Depuis un an, Célia propose une sélection de lunettes vintage sur son site « Lunetist« . On peut les lui commander sur internet, ou, mieux, prendre rendez-vous avec elle pour découvrir sa jolie collection.

Je la rencontre dans la boutique éphémère où elle a établi ses quartiers jusqu’au 15 juin auprès d’autres jeunes entreprises de mode*

Célia porte de grosses lunettes cerclées d’acétate écaille de tortue qui lui donnent un air studieux et branché. Elle me montre sa collection de lunettes des années 30 à 80, chinées sur des brocantes avant d’être remises à neuf et dotées de nouveau verre par un opticien lunetier. Une opération méticuleuse qui demande deux heures de travail à l’artisan.

Pour reconnaître le millésime de ses proies, Célia, a l’oeil sous ses binocles:

Les années 30/40? De petites lunettes rondes, cerclées de métal plaqué or ou laminé or

Années 50, l’acétate fait son apparition, ainsi que les lunettes papillons popularisées par Audrey Hepburn

Dans les années 60, les lunettes se font oblongues.

 

A partir des années 70/80 le designer se lâche et l’on trouve des modèles de plus en plus excentriques. Côté technique le « rift », cette attache en métal qui accrochait l’avant de la lunette aux branches, disparaît. (Si aujourd’hui vous voyez un petit bout de métal à l’avant de vos Ray-ban, c’est juste pour le look mes cocottes).

Ensuite? La production mondiale de lunettes s’est fait la malle en Chine et il est aujourd’hui compliqué de trouver des montures made in France ou même in Europe.

En ce moment, ce sont les lunettes sixties qui ont les faveurs des clients de Célia.

Pour trouver des modèles qui vont pouvoir retrouver leur lustre d’antan après être passées entre les mains expertes de l’artisanat lunetier, elle a quelques trucs efficaces.

Par exemple, prendre soin de vérifier que la monture n’est ni cassée ni fêlée et qu’elle n’est pas infestée de vert de gris, un champignon que l’on peut voir par transparence au niveau de l’attache métallique.

Célia me glisse qu’avant les années 50, les verres étaient « minéraux » donc très lourds et cassables. De nos jours, ils sont dans une matière synthétique, plus légère et moins fragile.

Minéraux ou pas, ils sont forcément abîmés et Lunetist les remplace systématiquement. Mais comment choisir la teinte des nouveaux verres?

Célia me confie, que le verre marron est le choix le plus universel qui s’accordera avec le plus grand nombre de monture et de carnations.

Le gris, plus froid, plus dur, peut paraître violent sur les épidermes pâles.

Enfin le vert, inventé par Ray-ban est un choix mode envisageable.

Elle laisse de côté les verres miroirs, peu adaptés aux montures vintage.

Et le noir alors? Le noir c’est le gris foncé me répond Célia.

A ce stade nous, ne nous sommes pas encore penchées sur ma quête de lunettes.

J’essaie au petit bonheur la chance les modèles qui me plaisent, mais comme à mon habitude, toutes les paires dépassent sur les côtés…

Célia me déniche une paire en écaille, verres marrons, forme carrée arrondie très sympa. Miracle elle me va!

« C’est une taille enfant ». ( Y a pas de secret).

Mes sourcils dépassent juste au dessus comme il faut et elles sont légèrement de guingois étant donné que j’ai une oreille plus haute que l’autre, un problème auquel tout bon opticien lunetier peut remédier (en déplaçant les branches, pas vos oreilles).

Je suis conquise. Sauf que je remarque un petit logo un peu kitchouille sur le côté. Presque. Les lunettes de mes rêves seront je l’espère bientôt sur mon nez:  j’ai mis Lunetist sur le coup.

*Atelier Meraki, 14-16 rue Neuve Popincourt

Like
Comments
One Response to “Comment choisir une paire de lunettes vintage?”
  1. Marylou dit :

    Merci pour le bon plan et les conseils !! Ce n’est pas toujours évident en plus de trouver la bonne forme de lunettes par rapport à son visage !

Leave A Comment